La formation dans la presse – Mars 2014

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Newspapers and magazines blurred background conceptDes interrogations sur les futurs décrets d’application de la loi du 5 mars à l’impact des technologies numériques sur la formation en entreprise, la succession d’articles publiés ces dernières semaines a parfaitement illustré la grande diversité des solutions disponibles.

 

Pour faire le point sur l’actualité de la formation professionnelle du printemps, nous vous proposons ce mois-ci une revue de presse à partir des 6 sources suivantes :

  • Entreprises & Carrières (n° 1183) sur les décrets d’application de la loi du 5 mars 2014
  • La revue Personnel Hors-série (n°548) avec l’interview de Julien Veyrier, DG de Centre Inffo
  • L’inffo formation (n°852) sur le rapport Verdinkt et la formation des élus au CHSCT
  • Les Echos (daté du 19/03/2014) sur la nouvelle offre de l’Afpa présentée par son Président, Yves Barou
  • L’inffo formation (n°851) sur la formation digitale et le marché des PME
  • Liaisons sociales (n°150) sur l’impact des mutations technologiques sur la formation en entreprise
  • Entreprises & Carrières (n° 1183) sur les dernières opérations de formation massive de grands groupes
  • Entreprises & Carrières (n° 1184) sur le recours à un business game pour favoriser concertation et co-construction
  • Entreprises & Carrières (n° 1185) sur la formation de 460 acheteurs Michelin à travers le monde

 

Les décrets pour la rentrée ?

code du travailDans Entreprises & Carrières datée 11 au 17 mars 2014, Laurent Gérard met en lumière les interrogations consécutives à la promulgation au JO de la loi du 5 mars 2014 : la parution des décrets est attendue « dans un à deux mois » selon Michel Sapin tandis qu’Emmanuelle Wargon estimait qu’ « il faudrait attendre septembre ». De son côté, la CGPME doute du bon financement des prochains contrats de professionnalisation, de l’avenir de l’alternance et de la baisse de la formation dans les entreprises de moins de 200 salariés. Jacques Bahry de la FPP, pour sa part, « avoue ne pas être rassuré pour l’avenir de l’alternance ». Les différentes organisations vont donc une nouvelle fois tenter de faire entendre leur voix jusqu’à la publication des décrets. En attendant la prochaine réforme prévue pour certainsen 2017.

 

De l’obligation de financer à l’obligation de faire

centre_inffo_logoLe hors-série formation de la Revue Personnel recueille, entre autres, le point de vue de Julien Veyrier, DG de Centre Inffo, sur les évolutions législatives impactant le secteur de la formation. Il pointe « la vraie contrainte pour les services RH, anticiper et agir dans des délais très courts ». Pour l’ancien élève de la rue d’Ulm, « nous ne sommes plus dans l’adaptation des compétences au poste de travail, mais dans l’anticipation des compétences indispensables aux relais de croissance ». Il en profite pour inviter les organismes de formation à « revoir non seulement le contenu de leur offre, mais aussi leur positionnement concurrentiel. » Ce qui fait écho au précédent chiffre du mois sur la baisse des marges des organismes de formation privés.

 

Membres du CHSCT : vers plus de formation

code du travailLe rapport Verdinkt remis fin février 2014 au ministre du Travail pointe l’insuffisance des membres de CHSCT en termes de formation. Les deux recommandations issues de ce rapport qui ont été reprises dans le bi-mensuel L’inffo formation (n°852) sont d’améliorer et de rendre continue la formation des élus aux CHSCT avec :

  • un minimum de 5 jours de formation (fractionnable), quelle que soit la taille de l’entreprise, pour tous les membres élus ;
  • une formation d’une journée pour le secrétaire de chaque CHSCT sur ses nouvelles missions ;
  • un référentiel de compétences attendues, dans chaque branche, par les élus du CHSCT et les délégués du personnel ;
  • un référentiel de formation servant de base aux agréments des organismes de formation.

Un dossier à suivre de près pour savoir si ces recommandations seront retenues.

 

Certes la loi va modifier le quotidien, dans l’entreprise, des formateurs, des formés, des responsables formation et des organismes. Une partie de ces évolutions en cours et à venir peut être illustrée, en partie, par l’exemple de l’Afpa.

 

L’agilité retrouvée de l’Afpa

Afpa_logoL’association pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) renait de ses cendres en publiant une enquête sur la reconversion professionnelle et les enjeux de la formation avec OpinionWay. Cette étude est un judicieux prétexte pour Yves Baroude promouvoir sa nouvelle « offre sur mesure adaptée au futur compte de formation ». Les résultats de l’étude réalisée auprès de 500 dirigeants et 5000 salariés :

  • 25% des dirigeants disposent de postes vacants faute de candidats satisfaisants, souvent par défaut de compétences ;
  • 88% des salariés se disent prêts à suivre une formation pour un métier qui recrute ;
  • 48% des salariés et chômeurs envisagent de changer de métier ou de secteur, dont 32% dans les 3 ans ;
  • 40% des salariés ont « entendu parler » de la réforme de la formation professionnelle.

Fort des enseignements de cette enquête, le président de l’Afpa présente donc sa nouvelle offre « à la carte ». Celle-ci est constituée de 965 modules de compétences dont la majorité se déroulera en 175 heures, en adéquation partielle avec le CPF plafonné à 150 heures. Il annonce, d’autre part, pour 2015 «une nouvelle approche multimodale (présentiel, à distance, mise en situation, jeux ». Pour l’Afpa, le changement, c’est maintenant !

 

L’omniprésente et inéluctable digitalisation de la formation

Le numérique envahit notre quotidien. Bien évidemment, la formation professionnelle et sa littérature ne sont pas épargnées.

L’inffo formation (n°851) revient sur la fin de l’imputabilité et le casse-tête engendré pour les formations en distanciel. Aujourd’hui, les dispositifs sont « mûrs ». Pour Jérôme Bruet, PDG du concepteur de logiciels E-docéo : « Le marché, les technologies, les pratiques d’utilisation et même le rapport des individus au numérique ont bien changé depuis 10 ans ». C’est la fin de l’e-learning réservé aux grands groupes et aux ETI du fait de son coût important. Les PME et les TPE en sont les nouvelles consommatrices. Et Pierre Berthou, DG de FuturSkill, d’ajouter : « Avec le 0,9% qui saute, les branches et les grandes fédérations professionnelles ont tout intérêt à développer une information de qualité auprès de leurs entreprises sur les gains en matière de formation qu’elles peuvent obtenir par le biais des pédagogies digitales».

 

liaisons sociales-2014-150Le dossier du mois de mars de Liaisons sociales est consacré à l’apprentissage numérique et présente  les nouvelles propositions faites aux DRH et RF : des solutions plus adaptées aux différents supports et davantage collaboratives comme les serious games, le cloud computing ; mais aussi la progression du blended learning grâce « à la prolifération des tablettes et autres smartphones », ainsi que l’arrivée fracassante des Mooc et sa transposition dans le monde de l’entreprise.

 

Entreprise & Carrières titre son enquête de son numéro daté du 11 au 17 mars 2014 : « E-learning, un outil de formation massive », illustrée des retours d’expérience très instructifs de grands groupes : France Télévisions, Orange avec Solerni, Renault Trucks, La Poste et Axa Monde.

 

Vue-Aerienne-Aeroport-NiceLe numéro suivant de l’hebdomadaire (du 18 au 24 mars 2014) revient également en détail sur l’expérience d’une formation blended mise en place par Interactive 4D et Skema Business School pour les aéroports de la Côte d’Azur (consacrant 4,7% de sa masse salariale à la formation)afin de  former une trentaine de managers. « Répartis par groupe de deux ou trois, les cadres supérieurs simulent la gestion d’un aéroport sur quatre ans (soit 16 décisions trimestrielles) et font face à un aéroport concurrent ». Jean-Claude Tagger, responsable de l’executive education à Skema, ne conteste pas l’utilité des formations présentielles mais uniquement en complément de business games ou serious games favorisant le travail en groupe, peu chronophages et adaptées aux attentes des nouvelles générations.

 

michelin_bibendumEnfin, dans le numéro du 25 au 31 mars 2014 de ce même hebdomadaire, c’est cette fois l’exemple d’une formation en français et en anglais auprès de 460 acheteurs dans le monde qui a été citée. Elle a été mise en place pour le groupe Michelin par la Grenoble Ecole de Management. Il s’agit d’une formation présentielle délivrée par des experts locaux et complétée par un suivi en ligne des travaux des stagiaires. L’ingénierie pédagogique a duré trois mois, le temps de mettre en œuvre et de faire tester les modules par une dizaine d’acheteurs de tous niveaux basés en Europe. Le prochain objectif sera de croiser la pédagogie de l’école avec une multitude de cas pratiques remontés par la manufacture au Bibendum.

 

Tous ces exemples illustrent tout à fait la permanence du présentiel dans la formation en entreprise et le développement constant de solutions mixtes sur-mesure, historiquement pour les grands groupes et de plus en plus pour les PME, voire les TPE. Modularité, efficacité et rentabilité sont donc plus que jamais les corollaires des services formation d’aujourd’hui et de demain.

 

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Crédits photo : © udra11 – Fotolia.com – DR – Aéroports de la Côte d’Azur

 

 

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